Communiqué de Jean Pierre Mignard et Jean Louis Bianco

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises. Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités, ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Jean Louis Bianco député Ps membre du Conseil national, Jean Pierre Mignard membre du Conseil national.

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 05:03

La France peut-elle s'embraser comme la Grèce ?

La France peut-elle s'embraser comme la Grèce ?
Il est un peu moins de huit heures, jeudi matin, lorsque la proviseur du lycée professionnel Dupuy-de-Lôme, à Brest, téléphone à la police: une cinquantaine de jeunes, "des casseurs d'ailleurs et quelques élèves" d'après les profs, met le feu à des containers devant le bahut. Débarquement en force des hommes en bleu -c'est dans cette ville bretonne qu'on a enregistré les plus gros affrontements et pas mal de casse, ces derniers jours, en marge des manifestations lycéennes contre les réformes Darcos.

Deux camps se font devant près de six cents élèves scrutant la scène à travers la grille de ce lycée professionnel. Un internaute brestois de Rue89, Jacques Pagnoux, qui y enseigne depuis vingt-six ans, raconte la scène, également relayée par les médias locaux. Si l'ambiance est "tranquille au début" dans l'établissement "plutôt peu concerné par la mobilisation", le prof d'anglais assiste à une suite autrement plus spectaculaire:

"Les casseurs ont commencé à reculer, la police a tiré deux ou trois grenades dans leur direction, avant de se retourner vers le lycée. Elle s'est mise à tirer des grenades lacrymogènes à trois ou quatre reprises. Six ou sept ont même atérri sur le toit du centre de documentation, qui est en plastique et aurait pu prendre feu."

"Panique générale, cris, bousculade"

D'après l'enseignant, qui nous a envoyé des photos d'une quarantaine de débris de grenades, "elles ont plu dans le ciel du lycée durant une bonne heure". A l'intérieur, "panique générale, cris, bousculade". Et mobilisation:

"Environ sept cents élèves sur les 1030 inscrits sont partis manifester en ville alors qu'ils n'étaient pas vraiment concernés par la protestation contre Darcos. Voilà le résultat de cet excès de force policière. Qu'est ce qu'ils cherchaient? Quel était leur but?"

L'histoire est intéressante, quand on sait que c'est notamment en se basant sur la tension qui régnait ces derniers jours à Brest que certains parient sur une "athénisation" du conflit lycéen. La Grèce est le théâtre d'émeutes depuis cinq jours et la mort d'un jeune de 15 ans. En France, c'est vrai que la mobilisation ne faiblit pas, contre les réformes Darcos. Au menu : des manifs et de nombreuses occupations de lycées.

Des éléments en commun

Outre leur simultanéité, plusieurs points permettent de tracer un parallèle entre les deux mobilisations:

* la progression du chômage depuis le mois d'août;
* une crise sociale qui prend le relais de la crise financière de la rentrée;
* la mobilisation de la jeunesse qui ne s'essouffle pas, les étudiants en IUT rejoignant les lycéens;
* une majorité de droite qui se crispe sur ses réformes et passe pour avoir rompu le dialogue social.

Autant de facteurs qui faisaient dire à Laurent Fabius sur Europe 1 ce jeudi que "ce qu'on voit en Grèce n'est pas du tout malheureusement hors du champ de ce qui peut arriver en France". Même son de cloche, en substance, du côté de Noël Mamère:

"Nicolas Sarkozy devrait tirer la leçon de ce qui se passe en Grèce. Ce ne sont pas des anarchistes, dans les rues d'Athènes, ce sont des gens qui ont été formés à l'université. Si le Président français continue de privilégier toujours les mêmes catégories, en n'accordant que des aumônes de 200 euros aux plus défavorisés, en installant un climat de tension dans la société avec ses lois sécuritaires, son hystérie sécuritaire, il ne faudra pas s'étonner que le manche lui revienne dans la figure."

Et l'élu écologiste d'enfoncer le clou:

"Il y a en France un problème d'appauvrissement des classes moyennes, de rejet du politique, et un creusement des inégalités entre les différentes classes sociales. On a affaire à une crise systémique qui touche l'ensemble des pays démocratiques qui se croyaient épargnés de bouleversements tels que ceux que connaissent la Grèce."

Surf un peu facile sur une comparaison artificielle ou raisonnement fondé? A gauche et même au Modem, on regarde volontiers les émeutes grecques des derniers jours comme un "signal d'alarme". Mais le gouvernement est aussi sur la brêche, alors que l'impopularité de Xavier Darcos auprès des profs, élèves et parents, ne faiblit pas.

Une contagion? "Attention prudence"

Toutefois, les personnalités contactées par Rue89 invitaient plutôt à la prudence lorsqu'on leur demandait si les événements grecs risquaient de faire tâche d'huile en France.

C'est le cas d'Antoine Evennou, l'un des porte-parole de l'Union nationale lycéenne, principal syndicat du secondaire, qui appelle à une journée de mobilisation le 18 décembre:

Il n'y a aucun rapport entre les deux situations, que l'on parle du degré de violence ou des mots d'ordre. Notre mobilisation relève de la défense du service public de l'éducation alors qu'il s'agit d'une crise sociale majeure en Grèce, qui ferait plutôt penser aux émeutes en banlieue parisienne, en 2005.

Quant à la radicalisation des actions lycéennes ici, en aucun cas nous ne cautionnons les violences. Leurs auteurs, minoritaires, sont ceux qui ont le plus de proximité avec la Grèce dans la mesure où ils sont dans un ras le bol général sur fond de crise financière et sociale. Cela dit, on parle de la casse à Brest mais on n'a rien dit des trois semaines de mobilisation intenses à Marseille où tout s'est bien passé. La violence est devenue pour certains un moyen de se faire entendre mais elle n'est en rien aussi radicale qu'à Athènes. La marge reste large."

Décryptage assez proche dans la bouche de Daniel Cohn-Bendit, qui a même hésité avant de répondre à la question:

"Non, non non! Si l'on peut avoir en France demain ce qu'il se passe en Grèce aujourd'hui? Mais je n'en sais rien! Pour moi, la question n'a pas de sens. En Grèce il y a un fossé énorme entre la jeunesse, la société et les politiques. En France, il y a certes une forte déception d'un côté, mais la classe politique n'est pas aussi déconsidérée qu'en Grèce où la corruption est au-delà de l'imaginable. Il faut faire attention: même s'il y a déception et crise sociale, toute l'Europe ne me semble pas dans le même cas que la Grèce!"

En fin de journée, jeudi, une trentaine de syndicats, organisations étudiantes, associations, partis de gauche et d'extrême gauche (dont SUD, l'UNEF, le MJS, les Jeunes Verts, la FSU...) apportait toutefois de l'eau au moulin de ceux qui pronostiquent une contamination par capillarité: un communiqué commun appelle à manifester vendredi 12, à 17h30, devant l'ambassade de Grèce à Paris. "En solidarité avec la jeunesse et la population grecques".

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 05:44

JP Mignard :"DA devra être un modèle de pédagogie et d'éthique."

JP Mignard :"DA devra être un modèle de pédagogie et d’éthique."
Tous communiquent beaucoup et c'est tant mieux. Beaucoup de questions se posent et je voudrais m'associer à vos réflexions pour contribuer à les faire avancer. Ce texte n'est qu''un moment dans le cours de vos échanges.

Je constate que DA a repris de l'importance dans les esprits depuis l'issue du Congres.

Beaucoup de membres du parti qui étaient à DA sont dorénavant cadres locaux ou fédéraux voire nationaux ce qu'ils n'étaient pas. Ils sont ou seront intégrés dans la vie de la motion.

Un nouveau DA est sorti du Congres. De nouveaux membres nous on rejoints.

DA n'est pas devenu pour autant la motion à lui tout seul ni le courant qui commence seulement à débattre de son organisation.

Si DA n'est qu'une partie de la motion même si ce sont ses membres qui constituent une des forces militantes et humaines capitale au sein de la motion.

Quelle est la spécificité de DA ?: faire vivre concrètement les thématiques du projet porté par Ségolène et les illustrer pratiquement dans les formes de débat, d'organisation ou de mobilisation.

Dans le parti et hors le parti puisque nous sommes une association ayant une personnalité morale propre. Le droit répond aux questions que certains se posent. Disposons-nous d'une autonomie juridique indépendante du PS ? La réponse est oui sans hésiter. Sommes-nous un parti politique ? La réponse est non sans hésiter. Nous avons même renoncé à ce régime financier qui était le nôtre lors du lancement de la contribution.

Nous sommes un mouvement. Démocratique et populaire.

A ceux qui auraient des vapeurs du fait de notre existence vous rappellerez qu'il ya TOUJOURS eu au sein du mouvement socialiste des parti et des clubs, mouvements associés, liés à telle ou telle sensibilité du parti.

Pour situer ce nouveau DA nous allons organiser et rationaliser notre réflexion. Ce nouveau DA sera un mouvement d'idées, de réflexion et de projets. Il accueillera le plus possible de personnes voulant agir en politique. Il facilitera l'adhésion au PS de celles et ceux qui hésitent .Il multipliera les contacts par centaines de milliers dans le pays. Nous ne devons avoir aucun complexe à ce sujet et il serait quand même stupéfiant que l'on nous le reproche.

Je vous propose d'ores et déjà de vous relier en coordinations régionales DA. Des projets peuvent être portés à ce niveau et dans tous les cas la représentation se fera à ce niveau.

Le COPIL ou conseil d'orientation et de pilotage pourrait être constitué de 30à 40 membres dont plus de 20 représentant les collectifs régionaux. Outre le secrétariat de Da des élus, des personnalités diverses le complèteraient.

DA doit aussi agir sur les situations. Il s'agit d'un mouvement de militants. Ségolène insiste beaucoup sur ce point et elle a raison.

Sur le plan de la proposition des conventions thématiques peuvent être envisagées. : Fonder une puissance publique dans la zone Euro, Crise alimentaire dans le monde et politique agricole européenne (avec la question des OGM), la croissance verte contre la récession, le progrès social est compétitif, toutes ces idées ont été évoquées, il y en a d'autres. A vos claviers. A vos débats participatifs.

Dans tous les cas on ne s'intéressera à nos travaux que s'ils rompent avec la logomachie et le rituel. Face à la banqueroute morale du système financier il faudra sortir des sentiers battus.

On ne fera pas la révolution soviétique. Le marché sera toujours là, demain et après demain. C'est-à-dire aussi la dette, une planète encore plus menacée, et un monde encore plus appauvri. Les révoltes se lèveront, de Pékin à Athènes. Leur issue démocratique représente un enjeu historique crucial.

Alors quelle société, quel marché et quel Etat ? Pour que type de projet humain et pour quelle place de la personne ?

Comment se protéger, et notamment les salariés et les plus faibles, des chocs d'une économie bousculée ? Comment interdire aux docteurs Folamour du marché fou de reprendre pied et quelle société de croissance et de richesses voulons nous à l'heure du réchauffement climatique ?

C'est autour de ces questions que se jouera la reconstruction socialiste.

Car il faudra reconstruire ce que le sectarisme a défait. Et on bâtit rien, mais vraiment rien sur l'élimination des autres. Ceux qui l'ont cru, les demi habiles comme les appelait Pascal, l'apprendront à leurs dépens. Il est toujours possible de reprendre ses esprits. DA devra à ce propos être un modèle de pédagogie et d'éthique.

Les jours ouvrables qui restent de décembre, le mois de janvier seront les moments de notre remise en marche. Illustrons au sein de notre mouvement le parti socialiste que nous voulons, préfigurons-le. C'est le meilleur moyen de rendre service au PS. Et de le changer, pour de bon.

Amicalement à tous,



JP Mignard.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 08:16

UN COLLECTIF DE SOCIALISTES EPRIS DE JUSTICE

Épris de vérité NOUS DEMANDONS que nous appliquions notre déclaration de principes entre nous soyons exemplaires revotons

A l'attention de : MARTINE AUBRY



NOUS MILITANTS SOCIALISTES DE BASE NOUS DEMANDONS A NOS INSTANCES ACTUELLES
D'ARRÊTER CETTE ESCALADE NÉGATIVE ET DANGEREUSE POUR NOTRE IDÉAL SOCIALISTE

NOUS MILITANTS NOUS QUI SOMMES AU CONTACT DES FRANÇAIS NOS FRÈRES ET S¼URS
NOUS DEMANDONS QUE DEVANT LE RÉSULTAT SERRE ENTRE NOS CAMARADES
SEGOLENE ROYAL ET MARTINE AUBRY
UN 3EME TOUR SOIT ORGANISE POUR LES DÉPARTAGER

CE 3EME TOUR DOIT ÊTRE IRRÉPROCHABLE ET INCONTESTABLE AUCUNE INFLUENCE NE DOIT ÊTRE FAITE DE QUELQUE NATURE QUE CE SOIT SUR LES MILITANTS ILS DOIVENT ÊTRE SEULS DÉCIDEURS DE LEURS VOTES

NOUS DEMANDONS QUE TOUTES LES CONDITIONS DE TRANSPARENCE SOIENT RÉUNIES

SIGNER ICI

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 06:43

Jean-Louis Bianco sur Radio Classique

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# Posté le lundi 08 décembre 2008 17:12

Bianco: faire de Désirs d'avenir "le pivot d'une reconstruction"

Bianco: faire de Désirs d'avenir "le pivot d'une reconstruction"
Jean-Louis Bianco, lieutenant de Ségolène Royal, a jugé lundi que Désirs d'avenir, l'association de l'ex-candidate à l'Elysée, "allait être plus que jamais le pivot d'une reconstruction".

Désirs d'avenir "va continuer, pas à côté du PS, dans le PS" et pourrait être un "pont entre ceux qui ont envie de partir et ceux qui ont envie de venir à cause de l'espérance qu'incarne Ségolène Royal", a-t-il dit sur LCI.

Désirs d'avenir "est pour nous plus que jamais le pivot d'une reconstruction pour élargir notre base électorale, avec des jeunes, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des chercheurs".

"Ce sera un outil important pour renforcer le Parti socialiste", a jugé le député des Alpes-de-Haute-Provence.

Interrogé sur les Européennes de juin 2009, et une éventuelle tête de liste, M. Bianco a répondu: "Nous allons revendiquer notre juste place. Il ne faut pas que les petits arrangements entre amis se fassent sur le dos des amis de Ségolène Royal".

"Ce n'est pas une question de postes, mais une question de respect de gens qui nous représentent. Gilles Savary, Vincent Peillon sont des gens éminents. Ce serait très dommage si pour arranger une coalition hétéroclite, on voulait les empêcher d'être à nouveau députés européens", juge le député.

Revenant sur la nouvelle direction du PS formée par Martine Aubry sans les royalistes, M. Bianco a déploré la "conjugaison de gens qui ne voulaient pas que ça change". Pour lui, "c'est un appareil qui a eu peur, qui s'est défendu". C'est une alliance "complètement hétérogène de gens unis avant tout par la volonté de garder le pouvoir au sein du Parti socialiste".

Mais assure-t-il, "nous serons loyaux à la direction du parti", car "notre intérêt est que le parti marche, réussisse".
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# Posté le lundi 08 décembre 2008 13:51

Segolene contredit l'équipe Aubry

«C'est assez incroyable»
Ce vendredi matin, Vincent Peillon avait affirmé que les proches de Ségolène Royal étaient «exclus» des discussions menées par Martine Aubry pour constituer son équipe et définir l'orientation du parti. «Depuis samedi», date de la dernière rencontre entre Aubry et sa rivale malheureuse pour la direction du PS, «nous n'avons aucune nouvelle, si ce n'est par la presse, par nos amis journalistes, qui, eux, sont informés de ce qui se passe chez Martine Aubry», a déclaré le bras droit de Ségolène Royal sur Europe 1.
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# Posté le lundi 08 décembre 2008 01:38

La résistance royaliste s'organise

La résistance royaliste s’organise
Tout de suite contre-attaquer. «Ne pas laisser faire ça», comme le confie Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal. Au lendemain du conseil national qui les a vus batailler contre la nouvelle direction, où ils n'ont aucun représentant, les amis de l'ex-candidate au poste de première secrétaire ne décolèrent pas. Et démentent avoir refuser de siéger dans la direction : «Je ne veux pas que l'on puisse dire que j'ai refusé de travailler, je souhaite me mettre à la disposition du parti», a déclaré Ségolène Royal hier soir sur France 2. Et de préciser, pour maintenir la pression sur Martine Aubry : «Je souhaite avoir des responsabilités.»

«Ce qui s'est passé est inacceptable», tempêtait aussi dans l'après-midi le député européen Vincent Peillon. «On ne va pas s'effacer comme ça sans rien dire. Il ne faut pas lâcher, tourner la page sans rien dire, mais au contraire prendre date, car ce qui s'est passé est grave», renchérissait Manuel Valls, le député de l'Essonne.

«Totalitaire». Dès aujourd'hui, les royalistes devraient demander à la nouvelle première secrétaire «de corriger rapidement le tir». «Je vais lui demander de respecter le parti, de prendre la direction du PS, pas celle de l'Unef», tonne Vincent Peillon.

Critiques à la fois à l'égard du texte d'orientation de la nouvelle direction, qui prépare «une gauche à 42 %» pour la prochaine présidentielle, et à l'égard de la composition de la direction, digne «d'un régime totalitaire», les amis de Ségolène Royal ne veulent manifestement pas laisser le temps faire son ½uvre. Et tant pis si Benoît Hamon, le nouveau porte-parole du PS, les a prévenus hier qu'il adorerait que leur «intelligence soit mise à profit à autre chose que de critiquer leurs petits camarades [...] Il faut maintenant combattre efficacement la droite» et non plus «jouer les prolongations» après le Congrès de Reims. Et le député européen d'ajouter, histoire d'être bien clair : «La partie est terminée, "the game is over", il y a une majorité et une minorité. Maintenant, il faut travailler.»

Bagarre. Au-delà des dernières salves contre la nouvelle direction, les royalistes vont devoir s'organiser pour exister dans la durée autrement que dans la contestation permanente. Sans surprise, Ségolène Royal va continuer de jouer la carte de sa surface personnelle et médiatique. Objectif numéro 1 de l'ex-candidate à la présidentielle : «S'occuper de Sarkozy.» Privée de tribune à l'Assemblée nationale, Ségolène Royal continuera de multiplier les déplacements, comme elle l'a fait la semaine dernière à Florange (Moselle), le jour où le chef de l'Etat présentait son plan de relance. Les royalistes vont aussi essayer de structurer leur motion «assez classiquement», autour de la trentaine de députés dont ils disposent et de la trentaine de responsables de fédérations du PS. Une réunion continuera de se tenir chaque semaine au siège de l'ex-candidate, boulevard Raspail à Paris.

Mais privés de bureaux à Solferino, privés des moyens que le PS met à disposition de ses responsables, les royalistes s'inquiètent côté finances. C'est d'ailleurs une des raisons de la bagarre qui a opposé les deux camps avant le conseil national, à propos de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (Fneser), dont Royal réclamait la tête.
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# Posté le lundi 08 décembre 2008 01:34