Hier, la nouvelle première secrétaire du PS a confirmé qu'elle était "ouverte" à une collaboration avec "Ségolène Royal si elle souhaite venir travailler sur la ligne politique" choisie par les militants socialistes. En effet, d'après elle, "les militants ont choisi une ligne que nous voulons porter, haut et fort, avec une très grande majorité. Tous ceux qui souhaitent venir travailler avec nous sont les bienvenus", a déclaré Mme Aubry en marge d'une réunion de leaders socialistes européens à Madrid.
Mais si je ne m'abuse, la ligne politique arrivée en tête lors du vote des motions est celle conduite par Ségolène Royal...
Néanmoins, comme Martine Aubry parle d'une « très grande majorité », elle doit évoquer les fameux 70% des militants qui seraient opposés à Ségolène Royal. Or, dans ce cas là, j'ai un gros problème car je ne vois pas de quelle « ligne politique » elle parle... Y aurait-il une cohérence entre Hamon et Delanoë ?
2) Quand Martine Aubry taquine... Bertrand Delanoë !
Au mois de mai dernier, maire de Paris se déclarait dans son livre de l'audace, être "socialiste ET libéral". Pour le maire de Paris, "certains se revendiquent de la gauche antilibérale. C'est une formule étrange. Le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté. François Mitterrand disait toujours : nous avons bien tort de laisser l'adjectif libéral à la droite ».
Or, la nouvelle première secrétaire du PS a déclaré hier à Madrid qu'elle était "Très remontée contre le libéralisme, responsable, selon elle, de «l'échec social, moral et économique»...
Vous croyez que cette déclaration va plaire au maire de Paris ? De toute façon, peu importe puisqu'il paraît que la ligne politique de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoit Hamon est la même et qu'elle a été choisie par les militants...
3) Quand Martine Aubry fait de bonnes blagues...aux (élus) socialistes !
Martine Aubry a vraiment le sens de l'humour. En une semaine, elle a commis deux (petites) gaffes : l'une portait sur le calendrier du PS et l'autre, elle vient de la commettre devant les députés socialistes.
Mardi dernier, jour où le conseil national, a validé « l'élection » de Martine Aubry, la maire de Lille a déclaré qu'elle avait vu le matin même François Hollande pour repousser la date du prochain conseil national (initialement fixé le 29 novembre). Mais à cette date là, « l'élection » de la maire de Lille n'avait toujours pas été validée et la commission de récolement n'avait toujours pas fini son travail !
Aujourd'hui, Martine Aubry a déclaré aux députés «Il faut que nous arrivions à être un, à parler d'une même voix», ce qui est assez drôle sachant que les parlementaires socialistes ont semblé être les plus unis, du moins au sein de l'hémicycle.
Par ailleurs, Martine Aubry a déclaré, en parlant de la crise financière «le groupe est arrivé un matin sans position commune du PS, et ce n'est pas bien», et elle a ajouté "Les députés socialistes ont bien fait de voter non"... C'est dommage car les députés socialistes s'étaient concertés et avaient annoncé qu'ils... s'abstiendraient !



