Martine Aubry, un vrai petit clown!

Martine Aubry, un vrai petit clown!
1) Quand Martine Aubry se moque...des militants !

Hier, la nouvelle première secrétaire du PS a confirmé qu'elle était "ouverte" à une collaboration avec "Ségolène Royal si elle souhaite venir travailler sur la ligne politique" choisie par les militants socialistes. En effet, d'après elle, "les militants ont choisi une ligne que nous voulons porter, haut et fort, avec une très grande majorité. Tous ceux qui souhaitent venir travailler avec nous sont les bienvenus", a déclaré Mme Aubry en marge d'une réunion de leaders socialistes européens à Madrid.

Mais si je ne m'abuse, la ligne politique arrivée en tête lors du vote des motions est celle conduite par Ségolène Royal...

Néanmoins, comme Martine Aubry parle d'une « très grande majorité », elle doit évoquer les fameux 70% des militants qui seraient opposés à Ségolène Royal. Or, dans ce cas là, j'ai un gros problème car je ne vois pas de quelle « ligne politique » elle parle... Y aurait-il une cohérence entre Hamon et Delanoë ?

2) Quand Martine Aubry taquine... Bertrand Delanoë !

Au mois de mai dernier, maire de Paris se déclarait dans son livre de l'audace, être "socialiste ET libéral". Pour le maire de Paris, "certains se revendiquent de la gauche antilibérale. C'est une formule étrange. Le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté. François Mitterrand disait toujours : nous avons bien tort de laisser l'adjectif libéral à la droite ».

Or, la nouvelle première secrétaire du PS a déclaré hier à Madrid qu'elle était "Très remontée contre le libéralisme, responsable, selon elle, de «l'échec social, moral et économique»...

Vous croyez que cette déclaration va plaire au maire de Paris ? De toute façon, peu importe puisqu'il paraît que la ligne politique de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoit Hamon est la même et qu'elle a été choisie par les militants...

3) Quand Martine Aubry fait de bonnes blagues...aux (élus) socialistes !

Martine Aubry a vraiment le sens de l'humour. En une semaine, elle a commis deux (petites) gaffes : l'une portait sur le calendrier du PS et l'autre, elle vient de la commettre devant les députés socialistes.

Mardi dernier, jour où le conseil national, a validé « l'élection » de Martine Aubry, la maire de Lille a déclaré qu'elle avait vu le matin même François Hollande pour repousser la date du prochain conseil national (initialement fixé le 29 novembre). Mais à cette date là, « l'élection » de la maire de Lille n'avait toujours pas été validée et la commission de récolement n'avait toujours pas fini son travail !

Aujourd'hui, Martine Aubry a déclaré aux députés «Il faut que nous arrivions à être un, à parler d'une même voix», ce qui est assez drôle sachant que les parlementaires socialistes ont semblé être les plus unis, du moins au sein de l'hémicycle.

Par ailleurs, Martine Aubry a déclaré, en parlant de la crise financière «le groupe est arrivé un matin sans position commune du PS, et ce n'est pas bien», et elle a ajouté "Les députés socialistes ont bien fait de voter non"... C'est dommage car les députés socialistes s'étaient concertés et avaient annoncé qu'ils... s'abstiendraient !

# Posté le mardi 02 décembre 2008 17:53

Ségolène Royal en visite au resto du coeur

Ségolène Royal s'est rendue ce jour, lundi 1er décembre 2008, dans un établissement de la Banque Alimentaire de Poitiers et dans un centre des Restos du C½ur pour témoigner de sa solidarité auprès des bénévoles qui agissent en direction de ceux qui souffrent le plus.

Dans le contexte actuel de la crise économique, ils sont malheureusement de plus en plus nombreux à faire appel aux associations caritatives ne pouvant subvenir à leur besoin alimentaire.

La Présidente de la Région Poitou-Charentes a fait le choix de porter un effort supplémentaire au regard du contexte actuel pour les plus démunis avec une augmentation de 30 % des aides apportées aux associations caritatives, soit 150 000 euros.

Ségolène Royal a également souhaité que, cette année, comme l'année dernière, un chèque de fin d'année d'un montant de 50 euros plus 30 euros par enfant soit attribué aux salariés victimes d'un licenciement économique. Par exemple, une famille avec deux enfants pourra recevoir 110 euros.

Ces nouvelles dépenses sont financées par des économies : 300 000 euros supprimés à la communication sur le Cognac.

Enfin, la Région rappelle que les familles et les personnes dans le besoin peuvent bénéficier du microcrédit régional gratuit.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 06:06

Des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat Par l'équipe de Ségolène Royal

Des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat Par l'équipe de Ségolène Royal
Stagnation des salaires et baisse du niveau de vie, hausse massive du chômage avec plus de 40 000 demandeurs d'emplois supplémentaires en octobre, croissance faible, déficits publics, absence de perspectives pour les jeunes, dont le pessimisme est plus fort que partout ailleurs : l'inquiétude est vive, le pays en chute libre. Les plans sociaux se multiplient et la liste des entreprises victimes de délocalisations s'allonge : Camif, Renault, Molex, Ford, PSA, Caisses d'épargne et bien d'autres encore.

La France dispose d'atouts exceptionnels, industriels, humains, naturels. Elle est la cinquième puissance du monde. Elle a le potentiel, l'inventivité et les talents pour surmonter la crise et être la pionnière vigoureuse d'une nouvelle économie, enfin réconciliée avec le social et l'environnement. Et pourtant la France va mal.

Elle va mal parce que la gestion de la crise économique et sociale n'est ni à la hauteur de l'urgence, ni à la hauteur du rang qu'occupe notre pays dans le monde. Effet d'une déflagration majeure, mondiale, inexorable, affectant toutes les contrées du globe entend-on. Oui, sans aucun doute. Mais la question n'est pas de savoir si certains sont épargnés. Elle est de savoir si tous les pays réagissent de la même manière, avec la même clairvoyance, la même volonté. A l'évidence la réponse est non.

Certains ont eu la lucidité radicale et le courage de prendre les bonnes décisions au bon moment. Ils ont fait voler en éclat les solutions orthodoxes et les consensus dominants dictés par des banquiers et des élites financières discrédités. Ils ont mis les banques sous contrôles ; ils ont relancé l'économie en jouant directement sur le pouvoir d'achat et en baissant la TVA. C'est le cas du Royaume-Uni de Gordon Brown.

D'autres n'ont pas eu ce courage. Le gouvernement français avait le choix entre le statu quo et la création d'un nouvel ordre économique et financier, en France et en Europe. Nicolas Sarkozy a choisi, au-delà des discours et des mots, le statu quo, la connivence avec les milieux d'argent et le favoritisme.

Les annonces n'ont certes pas manqué. Les banques ont bénéficié d'une aide exceptionnelle de 10,5 milliards d'euros : mais 10,5 milliards sans contrepartie, sans entrée de l'Etat au capital et dans les conseils d'administration. On nous dit que les préfets surveilleront les établissements bancaires. Mais de quelles compétences financières disposent-ils vraiment ? On créé la fonction de médiateur du crédit. Mais avec quel autre pouvoir que celui de dénoncer publiquement les cas les plus abusifs ? Avec quel moyen de relancer vraiment le crédit, partout sur les territoires ?

Car pendant ce temps, les conditions de prêt se sont durcies. Certaines entreprises ont des déficits temporaires de trésorerie. Et pourtant elles sont maintenues sous l'eau et menacées de dépôt de bilan parce que leur banque ne leur prête plus. 22 milliards d'euros ont été prélevés sur les livrets d'épargne populaire et le les livrets de développement durable pour relancer l'investissement. Mais les PME ne voient toujours rien venir. Les garanties et les prêts d'OSEO ne se débloquent pas, prisonniers d'un carcan de règles complexes et peu lisibles.

Et puis il y a les millions de familles qui voient approcher les fêtes de fin d'année et qui se demandent de quoi demain sera fait. Leur moral n'a jamais été aussi bas. Parce que leurs salaires stagnent. Parce qu'en dépit des sacrifices qui leur ont été demandés depuis des années, elles sont menacées par le chômage et la précarité.

Alors que faut-il faire ? La France a en elle l'énergie pour avancer. Il faut l'utiliser. La démultiplier. Lui permettre de s'exprimer. Si les salariés n'ont pas les moyens de payer et d'acheter ce qu'ils produisent, comment le pays se relèvera-t-il ? Si les entreprises ont les compétences qui leur permettent d'innover mais n'ont pas accès au capital, comment la France pourra-t-elle à la tête de la mondialisation ?

En ce temps de crise, des mesures d'urgence s'imposent. A l'approche de l'hiver, il est urgent de baisser encore le prix de l'énergie et notamment du fioul. Il est urgent de conditionner les aides à la conclusion d'accords salariaux dans les entreprises. Il est urgent surtout de baisser la TVA d'au moins 2%, sans restreindre cette mesure à la seule industrie automobile ou au bâtiment. La crise est générale et c'est une crise du pouvoir d'achat. Des mesures sectorielles ne feront que favoriser les grands groupes, sans garanties aucune sur l'investissement.

Une diminution de TVA de 2% coûtera environ 16 milliards d'euros. Pas plus cher que le paquet fiscal. Au gouvernement maintenant de nous dire ce qui est le plus utile : donner grâce au bouclier fiscal un chèque de plus de 20 000 euros à 16 000 contribuables assujettis à l'ISF ? Ou bien permettre à tous de vivre correctement et de contribuer par leurs achats à la relance de l'activité ?

Enfin, il est temps de proposer un plan massif d'investissements dans la croissance écologique. Si nous attendons encore, si nous ne prenons pas aujourd'hui le train de la révolution verte, si nous différons les choix fondamentaux que d'autre pays ont fait depuis longtemps ou sont en train de faire, la France reculera. Nous ne pouvons pas nous le permettre.

Nicolas Sarkozy a attendu un an et demi pour lancer un plan de 450 millions d'euros dans la voiture électrique. Ce n'est pas de 450 millions d'euros dont nous avons besoin mais de plusieurs dizaines de milliards. Pour développer enfin le ferroutage, les autoroutes de la mer, l'excellence environnementale dans le bâtiment, le retraitement des déchets, l'énergie.

Plus que jamais, le Parti socialiste doit faire entendre une voix forte, puissante, unie. Il doit mettre son énergie auprès de celles et ceux qui attendent, parfois désespérément, que cela change. Il doit mettre ses talents au service d'un projet de vie, au service du sursaut auquel nous aspirons tout, au service d'une renaissance. S'opposer au gouvernement toutes les fois que cela est nécessaire. Proposer une alternative politique : voilà plus que jamais la ligne que nous devons suivre.
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# Posté le mardi 02 décembre 2008 06:12

Et si on assistait à l'implosion du parti socialiste?

Et si on assistait à l'implosion du parti socialiste?
C'est bizarre d'écrire cela après que celui-ci ait encore vécu une belle victoire dans une législative partielle mais pourtant j'ai l'impression que la semaine qui s'annonce sera celle de tous les dangers pour lui.

Martine Aubry doit annoncer le 6 novembre la constitution de son équipe et son texte d'orientation politique, de synthèse, permettant à l'ensemble du parti socialiste d'avancer. Ensuite elle doit soumettre tout cela au conseil national où sont représentés les motions à la proportionnelle. C'est-à-dire qu'in fine ce sont les 30% Royal, les 25% Delanoë, les 25% Aubry et les 20% Hamon qui vont devoir se mettre d'accord majoritairement sur la gouvernance Aubry.

Or on le sait la cohérence est absente du parti socialiste. La direction actuelle s'est regroupée dans un TSSR sans fondement idéologique. Et certains à l'intérieur de ce TSSR sont très farouchement opposés à ce que les Royalistes intègrent la direction ( Fabius, Hamon, Emmanuelli voire Rocard, Jospin) et d'autres pensent qu'il ne faut pas s'aliéner ségolène Royal, ni la marginaliser pour l'avenir. Martine Aubry sait cela et sait aussi que son intérêt serait plutôt de composer aussi avec les Royalistes pour s'assurer un soutien qui pourrait lui faire du bien dans des circonstances particulières.

Si elle choisit d'intégrer l'équipe de ségolène Royal en force dans sa direction, ses alliés de Reims risquent de lui faire la gueule et de lui demander des comptes lors du vote au CN. Il se pourrait ainsi qu'elle ne puisse obtenir la décision majoritaire du CN pour valider ses orientations. Si elle choisit d'ignorer l'équipe de ségolène Royal il se pourrait alors qu'une tension forte éclate au sein du PS qui pourrait aboutir à une scission ou du moins à une séparation visible et volontaire. Car il est évident que le PS ne peut ostraciser tout une frange en son sein sous des prétextes fallacieux. Cela pourrait être considéré comme une déclaration de guerre interne. Elle n'y a donc pas intérêt de mon point de vue à moins qu'elle décide de jouer le jusqu'auboutisme pour tester le degré d'acceptation démocratique au rejet de ségolène Royal.

Il est donc possible qu'à la fin de la semaine, ou plus tard, martine Aubry se déclare en incapacité de gouverner car elle ne peut former une majorité solide. La conséquence en serait un incroyable foutoir au PS où les uns et les autres s'en renverraient la responsabilité. La seule sortie à la crise serait alors un nouveau vote, un nouveau congrès? Si cela arrive il faudra alors que les textes soient orientés sur la refonte interne du PS pour que les militants puissent choisir en conscience comment ils envisagent leur PS. Car évidemment le sort du PS dépendrait encore de ses militants et il est temps que nos dirigeant s'en rendent compte...

# Posté le lundi 01 décembre 2008 01:59

Peillon appelle Aubry à dépasser les clivages avec Royal

Peillon appelle Aubry à dépasser les clivages avec Royal
Martine Aubry doit donner cette semaine des "signes importants" de rassemblement avant de former la nouvelle direction du Parti socialiste, a déclaré le député européen Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal.

La maire de Lille, qui a pris les rênes du PS cette semaine après quatre jours de confusion totale sur les résultats et une âpre bataille menée par les partisans de l'ancienne candidate à la présidentielle, doit présenter son "contre-gouvernement" samedi prochain à Paris.

Au final, 102 voix seulement ont séparé les deux ex-rivales, qui se sont rencontrées samedi pour la deuxième fois en quatre jours.

"Nous n'avons pas déterminé que nous rentrerions l'un ou l'autre (dans la future direction), c'est tout le monde qui doit entrer puisque nous représentons 50% des militants", a fait valoir sur BFM Vincent Peillon, qui a participé aux deux réunions.

"La question ne se pose pas sur mon nom mais sur le dispositif d'ensemble", a-t-il précisé en réponse à une question sur son éventuelle nomination au poste de numéro deux.

"Si on veut travailler ensemble il faudra qu'il y ait des signes importants, pour qu'on puisse conduire avec Martine Aubry le projet qui était le nôtre", a-t-il insisté dans l'attente d'un "texte politique" rédigé par l'ancienne ministre de l'Emploi.

"Martine Aubry, dans sa trajectoire, condense aujourd'hui une diversité d'opinions et de sensibilités. C'est le thème qu'elle tient depuis le début: faire travailler en même temps les amis de Dominique Strauss-Kahn et les amis de Laurent Fabius. (Elle dit) 'je dépasse d'anciens clivages', mais qu'elle continue!", a souligné Vincent Peillon.

"Si elle veut réellement être quelqu'un qui aide à ce que les socialistes dépassent leurs contradictions, leurs antinomies leur histoire brisée (...) elle ne peut l'accomplir en se repliant sur 102 voix mais en opérant dans la semaine, sans être l'otage de ce qui vient de se passer, un pas vers le futur avec un programme dans lequel les uns et les autres vont pouvoir avancer ensemble", a-t-il ajouté.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 16:48

Nouvelle rencontre Aubry-Royal au siège du Parti socialiste

Nouvelle rencontre Aubry-Royal au siège du Parti socialiste
La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry et Ségolène Royal se sont entretenues pour la deuxième fois depuis l'élection de la maire de Lille à la tête du parti, samedi 29 novembre, pour évoquer notamment la composition de la nouvelle direction. Après la réunion d'un peu plus d'une heure, Mme Royal, qui étaient accompagnée de Vincent Peillon, Jean-Noël Guerini et François Rebsamen, s'est dite prête à coopérer avec son ancienne rivale "pour la rénovation du parti".
"Nous attendons les propositions que Martine Aubry fera pour organiser sa direction et pour organiser la façon dont les responsabilités, le travail, sera assumé par les uns et par les autres", a annoncé Ségolène Royal à la presse à l'issue de cette rencontre. Mme Aubry, qui n'a pas fait de déclaration, devrait d'abord privilégier la rédaction d'un texte d'orientation en accord avec les autres sensibilités du PS, selon David Lebon, un de ses collaborateurs. Ce document, qui dévoilera la nouvelle équipe dirigeante et les orientations du PS, sera présenté samedi 6 décembre au Conseil national du parti.

M. Lebon a précisé que le texte d'orientation, élaboré "avec les motions de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon", devra dégager "une majorité politique" pour faire "ce qui n'a pas été fait au congrès de Reims". "A partir de cet accord", Mme Aubry "va discuter avec les partisans de la motion de Ségolène Royal", a-t-il ajouté, estimant que "s'il y a des convergences possibles", les partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes auront leur place dans la direction du PS. "S'il n'y a pas d'accord, précise-t-il, Martine Aubry fera l'effort de proposer l'intégration à la direction de partisans de Mme Royal, mais ses propositions ne seront pas de même nature".

# Posté le samedi 29 novembre 2008 11:48

Bergé, mécène de Royal, juge "lamentable" le processus d'élection d'Aubry

Bergé, mécène de Royal, juge "lamentable" le processus d'élection d'Aubry
L'homme d'affaires Pierre Bergé, mécène de Ségolène Royal, juge "lamentable" les conditions de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS, et poursuivra son soutien, notamment financier, à l'ex-candidate à l'Elysée dans la perspective de 2012 face "au vieux" PS.

QUESTION: Comment avez-vous accueilli l'élection de Martine Aubry à la tête du PS?

REPONSE: Je connais Martine Aubry, c'est une amie depuis très longtemps. Mais j'accueille très mal son élection parce qu'on ne dirige pas un parti avec 102 voix d'avance, qui sont vraiment ridicules. Finalement, la vraie gagnante de cette élection s'appelle Ségolène Royal puisqu'elle a 50% des voix derrière elle. Martine Aubry ne peut diriger ce parti qu'avec des petits morceaux, de Delanoë, d'Hamon, de strauss-kahniens, de jospinistes et un petit morceau d'aubrystes. Il est fort possible que le PS soit ingouvernable mais c'est tant pis. La sagesse aurait été de recourir à un troisième vote. Pas tout de suite mais dans deux, trois mois quand les esprits se seraient apaisés. Ce qui s'est passé est totalement lamentable et n'est pas digne du parti de Jaurès, de Blum et de Mitterrand.

Q: Selon vous, il y a eu une fronde anti-Ségolène Royal?

R: Incontestablement. On ne lui pardonne pas d'avoir été là quand les autres n'y étaient pas, d'avoir été populaire quand ils ne l'étaient pas et d'avoir été désignée (en 2006) par les militants du PS. J'observe une chose extraordinaire: quand François Mitterrand a été battu par deux fois on n'a pas remis en cause sa légitimité, idem quand Lionel Jospin a été battu de façon très sévère en 1995 avant de se représenter en 2002. Ce qui irrite et ce qui séduit chez Ségolène, c'est finalement la même chose: une manière très nouvelle de faire de la politique. C'est aussi probablement qu'elle est jolie et ça ça dérange. J'ai beaucoup d'admiration pour son attitude et pour son entourage. Elle sera là en 2012 et d'ici 2012 elle doit construire un projet. S'il y a des primaires, je ne pense pas, et elle non plus, qu'elle perdra.

Q: Vous continuerez donc à soutenir Ségolène Royal?

R: Je la soutiens complètement depuis des années et je continuerai. J'irai plus loin s'il le faut dans l'aide (financière) que j'apporte à (son mouvement) Désirs d'avenir. C'est autre chose qu'un courant car il y a des militants qui en ont marre du vieux parti socialiste, des courants dans lesquels seul le commandant Cousteau pourrait s'y retrouver. Ségolène Royal procède d'un vote populaire, d'une démocratie participative. Tout ça est complètement différent du PS. Il faut qu'elle soit la candidate en 2012 sous le drapeau du PS mais surtout sous les couleurs de la gauche. A force d'une direction qui n'existe plus depuis des années, il n'y a plus de PS en tant que tel. Il n'y à qu'à voir dans quel état François Hollande a laissé ce parti et tout ça étant bien entendu totalement fabriqué par Lionel Jospin.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 04:19

Le courant Royal veut mener la vie dure à la nouvelle direction

Le courant Royal veut mener la vie dure à la nouvelle direction
Ses adversaires, désormais, ne pourront plus l'accuser de chercher à contourner le PS. En même temps qu'il a porté Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, le conseil national du 25 novembre a scellé la naissance du courant de Ségolène Royal. Un courant qui s'inscrit d'ores et déjà dans la minorité du parti et entend mener la vie dure à la future direction.

Restée silencieuse pendant les débats, Mme Royal a ensuite clairement affiché ses intentions. A l'issue de l'officialisation tardive de l'élection de Mme Aubry, elle a pris la parole dans la même salle et immédiatement après la première prestation de sa rivale devant la presse.

"Nous avons mené une très belle bataille pour la transformation du Parti socialiste et cette bataille continue", a-t-elle lancé. Mme Royal a enfoncé le clou. Sa candidature, a-t-elle indiqué, a "réussi cet exploit de convaincre la moitié, et peut-être un peu plus, du Parti socialiste, en ayant la totalité de l'ancien appareil contre (elle)". La présidente de la région Poitou-Charentes n'a pas une seule fois cité le nom de la nouvelle première secrétaire.

Elle a pris soin en revanche de rappeler que la confrontation avec Mme Aubry ne se résumait pas "à un débat de personnes" mais bien à "une vraie différence sur la conception du Parti socialiste".

"L'HEURE EST À L'UNITÉ"

Mme Royal est convaincue d'être porteuse de l'esprit de la rénovation contre "le vieux parti" qu'incarne, selon elle, la majorité hétéroclite qui a porté Mme Aubry à la tête du PS, allant d'Henri Emmanuelli aux strauss-kahniens. Ses partisans considèrent que leur camp dispose d'une plus grande homogénéité idéologique même s'il ne représente qu'à peine un tiers du conseil national.

Dans l'immédiat, le courant Royal doit admettre que, comme le reconnaît sa chef de file, "l'heure est à l'unité et au rassemblement". Mme Royal n'a pas réitéré, mardi, sa demande d'organisation d'une nouvelle consultation. Elle n'a pas davantage fait allusion à l'éventualité de contester devant la justice l'élection de Mme Aubry, qui était évoquée ces derniers jours pas son équipe. Ses partisans assurent ne pas y avoir formellement renoncé - "pour des socialistes, la force ne remplace jamais le droit", a lancé Vincent Peillon - mais l'hypothèse n'est plus envisagée. Un tel recours, qui risquerait de lui faire adopter la posture de la mauvaise perdante, ne ferait pas apparaître l'ancienne candidate à l'élection présidentielle en situation avantageuse.

Pour autant, Mme Royal n'a pas l'intention de laisser le champ libre à la nouvelle première secrétaire. "Chaque fois que la direction du Parti socialiste prendra des décisions qui iront dans le sens de ce que nous avons défendu devant les militants, nous la soutiendrons. Chaque fois qu'elle n'ira pas dans ce sens, nous essaierons de la convaincre", a-t-elle prévenu.

Dans le prolongement des débats du congrès de Reims, la présidente de la région Poitou-Charentes continuera de mettre en avant sa volonté d'ouvrir le PS sur l'extérieur. Elle compte bien mener la bataille du prix de l'adhésion. Et conserver sa liberté de parole ; ce qui ne semble faire de doute pour personne.

Les dirigeants socialistes sont prévenus : il y aura sans doute d'autres "shows Royal", comme celui du mois de septembre, au Zénith.

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 05:28

Aubry-Royal : qui est la vraie gagnante ?

Aubry-Royal : qui est la vraie gagnante ?
COMME après toutes les convulsions, il y a, au PS, les déçus, les dégoûtés, les blessés, les revanchards. On devrait dire qu'il y a, comme après toute bataille, les gagnants et les perdants officiels qui ne sont peut-être pas ceux qu'on croit. Même si la nouvelle patronne a été plus conciliante dans les mots, l'un des lieutenants de sa coalition Aubry, Claude Bartolone, a dit sans ambages qu'il ne souhaitait pas au sein du PS, "une espèce de cohabitation de deux lignes politique qui donne l'impression à la sortie que plus personne ne dit rien". Cela a le mérite de la clarté.
Ségolène Royal a fait de même en assurant qu'elle "continue plus que jamais", annonçant "des actions, des réflexions" car "2012 c'est demain", allusion à la prochaine présidentielle. Alors que Martine Aubry hérite d'un parti fourbu dont les blessures seront difficiles à cicatriser, Ségolène Royal a déjà présenté une sorte de contre-programme : "Nous allons organiser des universités populaires, nous allons organiser dans des fédérations qui partagent notre idéal des adhésions à 20 euros, nous allons mettre en place une nouvelle forme de militantisme".
Un contre-parti à l'intérieur du PS. "La transformation du Parti socialiste est en marche. La transformation, le changement, nous allons les faire là où nous sommes, là où nous sommes implantés (....) Je vais avoir du temps par la force des choses. Vous me connaissez, je ne reste jamais les bras ballants!". Car même vaincue, Royal a peut-être gagné. Une moitié des militants souhaite désormais en finir avec les vieilles pratiques. Et contrairement à ce qu'on a laissé entendre, Ségolène Royal n'est pas une marginale au PS. Elle est le produit de ce parti.
On peut même penser que son nouveau statut d'opposante en chef, plus que celui qu'elle convoitait, lui permette d'user de ses qualités politiques sans que ses défauts les annulent. Car il y a une différence fondamentale entre les deux femmes : Royal est une conquérante alors qu'Aubry est une héritière. La Maire de Lille ne l'est devenue que grâce au soutien de Pierre Mauroy alors que Ségolène Royal a certes été très aidée au départ par Mitterrand, mais n'a jamais manqué de cran en cherchant à prendre à deux reprises la mairie de Niort , puis en s'emparant du Poitou-Charentes en pleine période Raffarin.
Ce qui explique qu'elle ait réussi à agréger autour d'elle toute une nouvelle génération soucieuse d'ouvrir portes et fenêtres alors que Martine Aubry dispose d'un pack (trop) bien garni d'éléphants : Fabius, Jospin, Rocard, Mauroy, Jack Lang, Strauss-Kahn, Delanoë et même... André Laignel.
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# Posté le jeudi 27 novembre 2008 02:55